Auteur/autrice : admin3665

  • Rencontre avec Jurica Pavičić

    Découvrez l’univers noir et engagé de Jurica Pavičić, voix majeure du roman noir croate. À travers des thrillers acérés comme L’Eau Rouge ou Mater Dolorosa, il explore les fractures de la société croate avec une lucidité mordante et un suspense implacable.  
     
    Une occasion unique d’échanger avec un auteur qui mêle intrigue policière et profondeur politique.  
    En présence d’un représentant des éditions Agullo, qui présentera leur sélection d’ouvrages et leur travail d’éditeur.  

    Biographie

    Jurica Pavičić (né en 1965 à Split, Croatie) est un écrivain, journaliste et scénariste croate, considéré comme l’une des figures majeures de la prose balkanique actuelle. Diplômé de littérature comparée et de philosophie, il se fait d’abord connaître par ses chroniques acerbes et ses nouvelles avant de s’imposer comme romancier.

    Son œuvre, marquée par un réalisme social et une ironie mordante, explore les fractures de la société croate post-yougoslave, mêlant histoire collective et destins individuels.

    Pavičić est également un scénariste reconnu, collaborant régulièrement avec le cinéma croate. Lauréat de plusieurs prix littéraires, son style incisif et son engagement en font un auteur incontournable, tant en Croatie qu’au-delà des Balkans.


     
    Librairie Chien Sur La Lune  
    Le 12 juin 2025 – 19h  
     
    Places limitées !  
    Inscription obligatoire par mail :  
    chiensurlalune@free.fr  
    ou par téléphone : 09 55 21 38 37

  • Dans le sillage de Tesson : escalader l’impossible

    Comment ne pas adorer Sylvain Tesson ? Son dernier ouvrage, Les Pilliers de la mer (Albin Michel, 21,90 €), est un mélange enivrant de récit de voyage et d’épopée verticale, où se mêlent folie, volonté et soif d’aventure. Certes, Tesson dérange – la bien-pensance de la gauche moralisatrice et la médiocrité confortable des médiocrates s’en offusquent – mais qu’importe ! L’homme reste un conteur hors pair, capable de nous transporter vers ces terres oubliées, ces stacks, ces aiguilles marines dressées comme des géants pétrifiés par le vent et les embruns.

    The rocky cliffs of Étretat by Monet.jpg

    Qui est Sylvain Tesson ?

    Écrivain-voyageur, alpiniste et provocateur littéraire, Tesson est l’héritier des grands aventuriers-mystiques, de Kessel à Monfreid. Né en 1972, il a sillonné l’Asie centrale à cheval (L’Axel du loup), survécu six mois seul dans une cabane sibérienne (Dans les forêts de Sibérie – Prix Médicis essai 2011), et escaladé les cathédrales de calcaire du monde (Sur les chemins noirs). Son style ? Un mélange de lyrisme cru et de pessimisme joyeux, servi par une érudition sans faille.

    Ses œuvres incontournables :

    Dans les forêts de Sibérie (2011) : Journal d’un ermite volontaire.

    Berezina (2015) : Sur les traces de Napoléon en side-car… vodka à l’appui.

    La Panthère des neiges (2019 – Prix Renaudot) : Quête du félin fantôme au Tibet.

    Les Pilliers de la mer (2023) : Ode aux stacks, ces « totems des océans ».

    Bande-son idéale : Lankum- Go dig my grave et Master Crowley , Irish Rover , New York Trader

    Pour accompagner la lecture, rien de mieux que les harmonies sombres et envoûtantes de Lankum, ce groupe irlandais qui mêle folk traditionnel et drones hypnotiques. Leurs mélodies tourmentées, peuplées de murmures celtiques et de grondements telluriques, épousent parfaitement l’univers de Tesson : une quête solitaire face aux éléments, où la beauté le dispute à la mélancolie.

    Comment conquérir l’inconquis ? Comment dompter ces cathédrales de granit qui défient l’érosion, ces sentinelles immobiles qui narguent la fureur de l’Atlantique ? Tesson, en alpiniste des mers, vous prend par la main et vous hisse au sommet de ces solitudes minérales. Avec lui, vous affronterez les « tueurs silencieux » – ces récifs traîtres, ces courants assassins – et vous goûterez à l’ivresse de l’engagement total.

    Un livre pour ceux qui rêvent encore d’horizons lointains, pour les amoureux des stacks (ces colonnes spectaculaires, vestiges d’anciennes falaises déchiquetées par les vagues), pour les disciples de l’aventure pure.

    Disponible chez Chien Sur La Lune – parce qu’un tel périple mérite bien une librairie qui porte la lune dans son nom.

  • Livre du Mois : L’Arme la plus meurtrière de Francesca Gee – Une enquête essentielle sur le système Matzneff

    Alors que l’affaire Matzneff a défrayé la chronique, un livre reste indispensable pour comprendre l’ampleur réelle du scandale : L’Arme la plus meurtrière de Francesca Gee. Notre Livre du Mois se distingue par son approche rigoureuse et sobre, loin du sensationnalisme, pour révéler les mécanismes d’un système qui a permis l’impunité pendant des décennies.

    Francesca Gee ne se contente pas de documenter les crimes – elle analyse froidement leur banalisation par les milieux littéraires et médiatiques. Son enquête rappelle que Matzneff n’était pas un « artiste maudit » isolé, mais le produit d’un réseau de complaisance : éditeurs, critiques et institutions culturelles qui ont couvert, voire célébré, ses textes ouvertement criminels.

    Le plus troublant ? Ces livres où Matzneff détaillait ses violences, aujourd’hui introuvables, ont pourtant été publiés sans obstacle et même récompensés (Renaudot essai 2013). Gee démontre comment le crime a été littérairement légitimé, avec la complicité passive d’un milieu qui se savait coupable.

    Disponible à la librairie Chien Sur La Lune (19€), ce livre est une lecture nécessaire pour qui veut comprendre les silences complices de l’élite culturelle. Francesca Gee, autrice injustement marginalisée, mérite d’être découverte – car son travail fait bien plus qu’exposer un scandale : il questionne notre capacité collective à regarder la vérité en face.

    À lire absolument.

  • LES #GUEUX – OU COMMENT CRÉER DES PARIAS ÉCOLOGIQUES AVEC LE SOURIRE

    Alexandre Jardin
    (Éditions Michel Lafon – 4,90 € – Disponible à la librairie Chien Sur La Lune)

    Ah, 2025, année de grâce et de progrès social ! La République, dans sa magnanimité technocratique, a enfin trouvé la solution pour assainir l’air de ses villes : virer les pauvres. Oui, oui, vous avez bien compris. Si votre voiture a le malheur d’être née avant l’ère Macron, on vous priera gentiment de rester à la campagne, comme au Moyen Âge, où les gueux n’avaient pas le droit de franchir les remparts.

    Quarante pour cent de la population vit en zone rurale ? Vingt millions de Français interdits de ville ? Des détails ! L’essentiel, c’est que les écolos-bobos des centres urbains puissent pédaler vers leur épicerie bio en respirant un air « purifié » – enfin, purifié de toute présence prolétaire.

    #Gueux, le hashtag qui résume à merveille cette nouvelle aristocratie verte. Finie l’hypocrisie des « classes populaires », place à la franchise : vous êtes des sous-citoyens. Voiture trop vieille ? Portefeuille trop plat ? Bienvenue dans l’écologie punitive, version XXIe siècle !

    Mais patience, tout n’est pas perdu. Et si ces damnés des ZFE devenaient malgré eux les figures d’une rébellion humaniste ? Une révolte apolitique, une écologie qui ne crache pas sur les précaires, un retour au bon sens… Quelle douce folie !

    Alors, chers bannis des métropoles, redressez-vous. Vous n’êtes pas des exclus, vous êtes les cobayes d’une nouvelle ère : celle où le progressisme rime avec apartheid social, le tout sous couvert de vertu climatique.

    Bienvenue en 2025. La solidarité, mais pas pour tous.

    (À lire absolument, en vente pour 4,90 € chez Michel Lafon – et disponible dès maintenant à la librairie Chien Sur La Lune

  • Soirée engagée avec Matthieu Bellahsen : abolire la contention psychiatrique

    Une salle électrique, un débat vif : le psychiatre Matthieu Bellahsen a démonté les logiques de la contention mécanique, cette violence médicale souvent normalisée. Témoignages et échanges ont souligné l’enjeu politique derrière ces pratiques : qui définit la « normale » et le droit d’enfermer ? Bellahsen a insisté sur les alternatives (unités ouvertes, médiation par les pairs), rappelant que « la contention est un choix, pas une fatalité ». La discussion a élargi la réflexion vers nos propres enfermements sociaux. Une soirée qui mêle révolte et espoir.

  • Abolir la contention : quand la psychiatrie révèle nos enfermements

    « On juge une civilisation à sa façon de traiter ses fous. La nôtre les attache et se croit libre. »

    Psychiatre engagé et figure critique de l’institution hospitalière, Matthieu Bellahsen pratique depuis vingt ans une psychiatrie « désaliéniste », héritière du mouvement anti-contention des années 1970. Son dernier ouvrage, Abolir la contention (Libertalia, 2023), démonte implacablement les mécanismes d’une violence médicale banalisée. À travers les témoignages glaçants de patients ligotés, isolés, humiliés, et l’analyse d’alternatives cliniques éprouvées (écoute, chambres ouvertes, collectifs de soin), il révèle l’imposture d’un système qui préfère entraver plutôt que soigner. Un plaidoyer qui dépasse largement le cadre asilaire.

    On parle de « contention mécanique » comme d’une évidence. Un mot propre, presque technique, pour désigner l’acte d’attacher un être humain à son lit. « C’est pour son bien », murmure-t-on dans les couloirs des hôpitaux. Pourtant, des services comme celui de Moisselles prouvent depuis dix ans qu’on peut soigner sans contraindre : effectifs stables, formation continue, porte toujours ouverte. Preuve que l’alternative existe – mais dérange.

    Aujourd’hui, des systèmes de contention « ergonomiques » (labellisés concept Pinel®, ironie cruelle) promettent que le patient « peut ne pas se rendre compte qu’il est attaché ». Bellahsen y voit la dernière métamorphose d’un vieux mensonge : la violence qui se fait passer pour le progrès.

    Pendant la crise sanitaire, nous avons tous goûté à une version édulcorée de l’isolement thérapeutique :

    Confinement = contention collective

    Obligations sanitaires = camisole administrative

    Exclusion des récalcitrants = triage des indésirables

    Bellahsen ne se contente pas de dénoncer. Il documente des solutions : unités sans contention, médiation par les pairs, packing consent, autodétermination … La preuve qu’une autre psychiatrie est possible – et avec elle, peut-être, une autre société.

    Ce qui commence avec les fous finit par concerner tous les indociles. Agamben nous a bien prévenue …

    À lire d’urgence : Abolir la contention, Ed Libertalia ,

    10 euros

    Disponible à la librairie Chien Sur La Lune

  • « La Ligne » d’Aharon Appelfeld

    « La Ligne » d’Aharon Appelfeld

    Cela fait déjà une dizaine d’années que je lis Aharon Appelfeld. De livre en livre, je découvre l’incroyable talent de cet écrivain, malheureusement disparu. La vie d’Aharon pourrait aisément être comparée à un roman. Né le 16 février 1932 à Jadova, près de Czernowitz (alors Cernăuți, dans le Royaume de Roumanie), il est mort le 4 janvier 2018 à Petah Tikva, en Israël. Issu d’une famille juive aisée, il était profondément attaché à sa mère, dont il parle souvent dans ses écrits, tandis que ses relations avec son père étaient plus distantes. Son enfance idyllique a été anéantie le jour où les collaborateurs roumains ont fusillé sa mère. À partir de ce moment, Appelfeld est devenu un enfant en fuite : d’abord avec son père, puis, pendant une grande partie de la guerre, seul, caché chez des paysans, des femmes de « petite vertu » ou des partisans soviétiques. Dans le chaos de l’après-guerre, où des millions d’orphelins erraient à travers l’Europe centrale et orientale dévastée, Appelfeld a continué son périple jusqu’en Israël, où il a dû s’adapter à une société « peu patiente » envers les « survivants » et apprendre une langue qui lui était étrangère : l’hébreu. Mais cela est une autre histoire…

    Dans La Ligne, Appelfeld explore avec une retenue poignante et une profondeur intime le sentiment de vengeance. Erwin Siegelbaum, libéré depuis quarante ans d’un camp de concentration, passe ses jours à arpenter les trains de l’Autriche d’après-guerre. L’alcool, les liaisons éphémères et les cauchemars hantent son existence. Ce qui le maintien à flot, c’est sa quête : collecter les menorahs, les coupes de kiddouch et les livres sacrés ayant survécu à leurs propriétaires disparus. Et surtout, l’espoir de retrouver l’officier nazi qui a assassiné ses parents… pour avoir enfin la force de le tuer.

    Ne cherchez pas ici un récit indécent, larmoyant, du type Sage-femme d’Auschwitz. Appelfeld ne moralise pas, ne cherche pas à émouvoir artificiellement. La vengeance chez lui n’est pas un acte héroïque, mais une obsession vide, une pulsion qui ronge plus qu’elle ne libère. Comme ces rails qui s’étirent à l’infini dans les paysages autrichiens, la quête d’Erwin est une boucle sans fin. L’alcool, les femmes, les nuits sans sommeil ne sont que des échappatoires, des pansements sur une plaie qui ne cicatrise pas.

    Les souvenirs, chez Appelfeld, ne sont jamais des flashbacks grandioses, mais des éclats fugitifs, des reflets qui apparaissent et disparaissent sans crier gare. Son style, minimaliste et pourtant lyrique, restitue cette sensation d’irréalité, comme si le passé ne pouvait être saisi que par bribes. Il n’y a pas de catharsis, pas de résolution. Ces rails droits comme un destin, ces courbes imposées – comment en descendrait-on ? Le voyage continue, non par espoir d’arriver quelque part, mais parce que s’arrêter reviendrait à regarder en face l’absence de terminus.

    La Ligne est une œuvre qui refuse les catégories faciles. Ce n’est ni un roman historique, ni un thriller vengeur, ni un récit de survie édulcoré. C’est une plongée dans l’esprit d’un homme hanté, où chaque paysage traversé devient le miroir de son âme déchirée.

    Disponible à la librairie Chien Sur La Lune .

  • Soirée débat

     "ABOLIR LA CONTENTION" avec Mathieu Bellahsen 

    Où ? À la librairie Chien Sur La Lune – un lieu chaleureux pour les idées qui dérangent.
    Quand ? Jeudi 2 mai 2025 à 19h30
    Un débat urgent, un sujet brûlant
    La contention en psychiatrie : une violence banalisée, une pratique qui blesse, isole et tue. Mathieu Bellahsen, psychiatre engagé et auteur du livre *Abolir la contention*, viendra bousculer nos certitudes.

    Quelques chiffres glaçants (qui ne disent pas tout) :
    - 10 000 cas déclarés en 2021 (et tant d’autres invisibles…)
    - 42 morts entre 2011 et 2019
    - Des alternatives existent, mais peinent à se frayer un chemin

    **Pourquoi venir ?
    Pour écouter, mais aussi interroger, contester, proposer. Parce que la psychiatrie nous concerne tous. Parce qu’une société se mesure à la manière dont elle protège ses plus fragiles.

    Attention : places limitées !
    Réservez vite par :
    - chiensurlalune@free.fr
    - 09 55 21 38 37
    … ou en passant directement à la librairie (on adore les discussions impromptues).

    Partagez, relayez, parlez-en !




    « Une civilisation se juge à sa façon de traiter ses fous. » Lucien Bonnafé

  • Livre du Mois « L’Heure des Prédateurs – ou comment Giuliano d’Empoli nous pond un navet géopolitique entre deux cocktails à Bruxelles et NY

    Ah, Giuliano d’Empoli ! Cette lumière de l’édition contemporaine… Enfin, quand je dis « édition », je suis gentil. Disons plutôt « l’artisanat pamphlétaire pour bobos en mal d’auto-congratulation ». Son Mage du Kremlin ? Un pensum aussi subtil qu’un tract de supermarché, mais qui a fait jouir toute la petite bourgeoisie parisienne en quête de validation intellectuelle. En gros, Giuliano nous « révèle » que Poutine est… un méchant. Stupeur ! L’ex-agent du KGB serait en réalité un manipulateur cruel, un tsar sans cœur – bref, Ivan Drago version Poutine, prêt à écraser notre pauvre Rocky démocratique sous ses bottes totalitaires. Quelle audace ! Quelle perspicacité ! Surtout quand on sait que cette analyse profonde tient en trois clichés hollywoodiens et deux shots de vodka.

    Mais qui est donc ce génie ? Giuliano, fils d’Antonio – banquier, eurocrate et social-démocrate de salon –, né à Neuilly-sur-Seine (ce bastion ouvrier, bien sûr), vivant entre Paris, Bruxelles et Rome (la vraie vie du peuple, n’est-ce pas ?). Un homme du sérail, membre du think tank Volta, ce repaire de banquiers, de journalistes du Financial Times et de Tony Blair (oui, le Tony Blair, celui qui a sa place au tribunal de La Haye bien plus qu’à Davos). Bref, un pur produit de l’élite, mais qui joue les Cassandre pour épater la galerie.

    Et maintenant, son dernier chef-d’œuvre : L’Heure des Prédateurs. Un pamphlet aussi fin qu’un coup de marteau, où le monde se divise entre les gentils (nous, l’Occident, bien sûr) et les méchants (tous les autres). Les Russes ? Des ours sanguinaires. Les Chinois ? Des serpents venimeux. Les Iraniens ? Des scorpions. Et nous ? De doux lapins européens, trop naïfs pour ce monde cruel. L’Heure des Prédateurs est un pamphlet géopolitique ennuyeux et bon marché. Une collection d’essais censés être un « manuel » pour comprendre le monde. En bref : l’Occident lutte contre des prédateurs. Impossible de ne pas penser au film Predator, où Schwarzenegger combat un extraterrestre sanguinaire qui, une fois vaincu, active une bombe nucléaire. La valeur cinématographique de Predator équivaut à celle du livre de d’Empoli : nulle.

    Le plus drôle ? Cette obsession pour le « populisme » et « prédateurs Borgia , ce mot-valise qui sert à qualifier tout ce qui dérange le petit confort moral de Giuliano et ses amis. Trump ? Un fasciste . Poutine ? Un monstre. Musk ? Un diable (sauf quand il faisait rêver les bobos avec ses voitures électriques). Mais les guerres de l’OTAN, les bombardements « humanitaires », les millions de morts au Moyen-Orient, Afghanistan, Lybie, Syrie, Amérique du sud ? Silence radio. Gaza ? Jamais entendu parler. Pour D’Empoli ,ouest c’est des hippies armés de drones qui ne font la guerre que par amour des droits de l’homme.

    Et voilà le vrai talent de d’Empoli : écrire des livres aussi profonds qu’un tweet de BHL, mais avec la prétention d’un essai géopolitique. Son public ? Des bobos qui veulent se sentir intelligents en sirotant leur vin bio tout en approuvant les bombardements « pour la démocratie ».

    Alors oui, lisez d’Empoli. Pas pour apprendre quoi que ce soit, mais pour comprendre comment une élite déconnectée se raconte des histoires en se prenant pour les héros d’un film de propagande. Et surtout, gardez ce livre près de vous : il fera un excellent cale-pied quand l’apocalypse nucléaire (qu’ils ont tant contribué à provoquer) finira par arriver.

    Un pamphlet creux pour une élite creuse. Mais au moins, ça se lit vite – comme un faire-part de décès de la pensée critique

  • Soirée littéraire « La force du galet « 

    Nous avons le plaisir de vous convier à une soirée littéraire exceptionnelle le 24/05/2025, où les récits se déplieront comme des cartes secrètes, où chaque lecture sera un voyage. Mais attention : les places sont limitées, et l’enthousiasme déjà grandissant.

    📞 Inscriptions par téléphone : 09 55 21 38 37 // 06 80 89 70 23

    ✉️ Par mail : chiensurlalune@free.fr

    Dépêchez-vous – comme les héros des romans que nous aimons, le temps file, et les meilleures histoires se partagent à ceux qui osent saisir leur chance.

    À très vite, entre les lignes et au-delà.

    L’équipe de Chien sur la Lune