Il s’est écoulé 81 ans depuis la fin de cet immense conflit mondial que certains historiens considèrent comme une guerre de 31 ans. Car l’armistice de 1918 n’était en réalité qu’une trêve, une simple pause. Vingt et une années offertes au Reich pour préparer sa revanche, cette fois infiniment supérieure sur les plans technologique et militaire.

Cette période a également vu les manipulations éhontées des grandes puissances impérialistes, l’éclosion d’un capitalisme financier et industriel mondialisé. Le remodelage des frontières en Afrique, en Asie, selon le bon vouloir des conférences de Berlin, Paris, Londres — où l’on traçait des lignes droites sur des cartes, le cigare au bec, en dégustant de l’Armagnac raffiné, du Whiskey et du Champagne parfaitement frappé (il faut lire Lindqvist, Jacques R. Powels, Annie Lacroix-Riz, Éric Vuillard, Lénine, Gramsci, Jeffrey Roberts sur tous ces sujets), accompagnés de caviar de première qualité et de homard fraîchement cuisiné.

Les premiers véritables génocides, l’extermination des Héréros et de Dieu sait combien d’autres peuples sur le continent africain. La création des premiers camps de concentration par la grande et glorieuse couronne britannique — oui, oui, le végétarien moustachu d’Autriche n’a rien inventé, il n’a fait que perfectionner le vieux schéma impérial britanno-franco-hollandais de règlement de la question des « individus superflus ».

Depuis « l’élection » de 1933 (élection qui n’en était pas une — il faut lire Johan Chapoutot et Éric Vuillard pour comprendre à quel point ce « fait » est un mythe absolu) du nabot moustachu, toute l’Europe « civilisée » ferme les yeux sur les exactions, le réarmement radical et fulgurant du Reich.
L’Union soviétique devient un acteur incontournable, une puissance industrielle et humaine colossale, qui s’industrialise et s’instruit à la vitesse de l’éclair, rattrapant à une allure terrifiante ses rivaux impérialistes, et se préparant à la « guerre totale » — ils ne s’étaient pas trompés. La guerre à l’Est allait être quelque chose d’absolument inédit dans l’histoire humaine : la guerre d’anéantissement total. Entre 23 et 27 millions de citoyens et soldats soviétiques allaient perdre la vie. Mais aussi briser l’échine du nazisme, atteindre Berlin et planter le poignard dans le cœur de la bête.
Aujourd’hui encore, peut-être plus que jamais, des puissants arrogants précipitent le monde dans un chaudron terrifiant. Cette fois, cela pourrait être la dernière guerre de l’humanité.
C’est pourquoi il ne faut pas, aujourd’hui, oublier le sacrifice de la grande guerre du XXe siècle. Ces millions et millions d’innocents morts, du Japon à Londres, et tous ceux qui sont nés de ce grand mal. Nous n’avons pas le droit d’ignorer. Nous n’avons pas le droit d’oublier. Nous avons le devoir de nous souvenir et de savoir.
Car celui qui oublie et néglige l’histoire est condamné à la revivre !

Venez donc dans votre librairie préférée renouveler votre savoir sur la Seconde Guerre mondiale, découvrir les fondations — positives et négatives — du monde dans lequel nous vivons. Plongez-vous dans les œuvres infiniment édificatrices de Remarque, Kertész, Malaparte, Primo Levi, Grossman, Aharon Appelfeld, Hilsenrath — et des historiens Annie Lacroix-Riz, Marc Bloch, Jeffrey Roberts, Éric Branca, Johan Chapoutot, et tant d’autres.

Aujourd’hui et toute la semaine prochaine.
Ouvrages mentionnes dans le texte disponibles à « Librairie Chien Sur La Lune »


Laisser un commentaire